Les vacances approchent. Les billets sont réservés, les valises commencent doucement à se remplir… et une petite question s’invite parfois dans un coin de notre tête :
« Est-ce que je vais tenir le coup à l’aéroport ? »
Car finalement, le plus fatigant n’est pas toujours le vol.
Entre les interminables couloirs, les kilomètres parcourus dans les terminaux, les changements de porte d’embarquement, les longues files d’attente et parfois les escales où il faut traverser un aéroport en quelques minutes… on a parfois l’impression que les vacances commencent par un marathon !
Pour certaines personnes vivant avec une hypoparathyroïdie, cette perspective peut être source de stress. Les douleurs musculaires, la fatigue, les difficultés à marcher longtemps ou à rester debout, les symptômes qui fluctuent d’un jour à l’autre… tout cela peut transformer le trajet jusqu’à l’avion en véritable épreuve.
Et pourtant, il existe une solution que beaucoup de patients ne connaissent pas… ou n’osent pas utiliser.
Un service gratuit… et ouvert à tous ceux qui en ont besoin
L’assistance proposée par les compagnies aériennes et les aéroports est entièrement gratuite.
Oui, gratuite.
Pourtant, beaucoup pensent encore qu’elle est réservée aux personnes en fauteuil roulant ou aux personnes ayant un handicap visible.
En réalité, elle est destinée à toute personne ayant besoin d’aide pour se déplacer dans l’aéroport, que son handicap soit visible, invisible, permanent ou fluctuant.
Et contrairement à une idée largement répandue, il n’est pas nécessaire de posséder une Carte Mobilité Inclusion (CMI), une reconnaissance administrative du handicap ou un quelconque justificatif pour demander cette assistance.
Il suffit généralement de la réserver au moment de l’achat du billet ou quelques jours avant le départ.
Une aide qui permet surtout… d'économiser son énergie
Concrètement, un agent vient vous chercher et vous accompagne jusqu’à votre porte d’embarquement.
La plupart du temps, le trajet s’effectue en fauteuil roulant.
La première fois, certains hésitent.
« Mais je peux encore marcher un peu… »
Justement.
Le but n’est pas de prouver que l’on est incapable de marcher.
Le but est de ne pas arriver épuisé avant même d’avoir décollé.
Grâce à cette assistance :
– plus besoin de parcourir parfois plusieurs kilomètres dans les terminaux ;
– plus besoin de chercher sa porte d’embarquement dans le stress, surtout lors d’une escale ;
– les longues files d’attente debout disparaissent ;
– l’embarquement est généralement prioritaire ;
– lorsqu’il faut attendre, on est souvent installé dans une zone plus calme.
Et surtout… on garde son énergie pour ce qui compte vraiment : profiter de son voyage.
Le plus difficile n'est parfois pas la maladie…
…mais le regard des autres.
C’est probablement ce qui revient le plus souvent dans les témoignages.
« Les gens vont penser que je n’ai rien. »
« Ils vont me voir marcher puis monter dans un fauteuil… »
« Je vais avoir l’impression d’abuser. »
Pourtant, le handicap invisible porte bien son nom : il ne se voit pas.
Personne ne peut deviner les douleurs musculaires, les contractures, la fatigue, les fourmillements ou l’effort que représente une longue station debout.
Et surtout, avec l’hypoparathyroïdie, nos symptômes fluctuent.
On peut se sentir relativement en forme au départ… puis beaucoup moins après une heure de marche dans un terminal ou plusieurs heures de voyage.
Demander de l’aide ne signifie pas que l’on est moins autonome.
Cela signifie simplement que l’on choisit d’utiliser une aide mise à disposition pour voyager dans de meilleures conditions.
Les handicaps invisibles restent encore mal connus
Les compagnies aériennes et les aéroports progressent, mais il reste du chemin.
Les handicaps invisibles sont encore parfois difficiles à comprendre.
Nos symptômes ne sont pas constants. Ils ne se voient pas. Ils peuvent apparaître ou disparaître au fil de la journée.
Cette variabilité peut surprendre les professionnels comme les autres voyageurs.
Espérons que les années à venir permettront une meilleure connaissance de ces situations.
Le badge Tournesol : un petit signe qui peut faire une grande différence
Dans de nombreux aéroports, il est également possible de demander gratuitement au comptoir Assistance un badge Tournesol.
Ce symbole international permet de signaler discrètement que l’on vit avec un handicap invisible et que l’on peut avoir besoin d’un peu plus de temps, de compréhension ou d’accompagnement.
Nous lui avions d’ailleurs consacré un précédent article.
Là aussi, les choses évoluent progressivement : tous les agents ne connaissent pas encore sa signification et son utilisation reste variable selon les pays et les aéroports. Mais il est de plus en plus reconnu.
Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise décision
Certaines personnes préféreront ne jamais utiliser l’assistance.
D’autres la demanderont uniquement lors des escales ou lorsque le trajet est particulièrement long.
D’autres encore choisiront d’y avoir recours systématiquement afin de préserver leur énergie.
Il n’existe pas de bon ou de mauvais choix.
Le plus important est de faire celui qui vous permettra de commencer vos vacances avec le moins de fatigue et de stress possible.
Et si vous hésitez…
Pourquoi ne pas essayer une fois ?
Vous verrez ensuite si ce service vous convient.
Après tout, si l’on peut commencer les vacances reposé plutôt qu’épuisé… pourquoi s’en priver ?
Et vous, quelle est votre expérience ?
Avez-vous déjà demandé une assistance à l’aéroport ?
Étiez-vous rassuré… ou un peu gêné au départ ?
Qu’est-ce qui vous a décidé à franchir le pas ?
Au contraire, pourquoi avez-vous choisi de ne pas la demander ?
Vos témoignages sont précieux.
Ils aideront sans doute d’autres personnes vivant avec une hypoparathyroïdie à faire leur propre choix, en toute sérénité.
Alors n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire. Ensemble, on voyage aussi grâce aux conseils des autres.
Article rédigé par Christelle
