Quels seuils, taux ou niveaux à atteindre ?

Les recommandations des endocrinologues européens sont indiquées ci-dessous. Nous rappelons que les références de base sont individuelles, idéalement il faudrait connaitre le taux de calcium avant la survenue de la maladie pour chaque patient. Comme pour le calcium le taux doit être aussi peu variable que possible, nous parlons de valeur de référence. Pour les autres éléments qui peuvent, eux, varier entre des valeur mini et maxi, nous parlons de fourchette de référence en indiquant si il y a lieu les préconisations issues des recherches et des études les plus récentes.

Les recommandations sont les suivantes :

– Pour le calcium corrigé : se rapprocher du niveau bas de la valeur de référence avant la maladie,

– Pour le phosphore : rester dans la fourchette de référence. Les dernières préconisations sont que le complexe calcium–phosphate ne doit pas dépasser 4.4 mmol/l,

– Pour le magnésium : être dans la fourchette de référence. La préconisation d’après les dernières études est d’être au-dessus de 0,80 mmol/l, 

– Pour la vitamine D standard (25 OHD) : un niveau normal d’environ 50 nmol/l. La préconisation d’après les dernières études est d’être au-dessus de 0,75 nmol/l, 

L’objectif est toujours le même : il faut essayer de faire disparaître les symptômes tout en évitant de rejeter trop de calcium excédentaire (via les urines en premier) pour éviter de développer des effets secondaires comme des calculs rénaux par exemple.

Remarque importante : le niveau de calcium qui doit être mesuré n’est pas la concentration sanguine globale mais le taux de calcium dit “corrigé”. Comme cela a été indiqué par ailleurs, c’est le calcium ionisé disponible qui est important. Malheureusement ce taux de calcium ionisé est difficile à mesurer (il faut le mesurer dans les minutes qui suivent le prélèvement sanguin et cela ne peut donc être fait en général qu’en milieu hospitalier), du coup il est évalué (“corrigé”) en soustrayant au taux de calcium global le taux de calcium combiné à des protéines via notamment une mesure de l’albumine et du phosphore. C’est un point très important et il ne faut pas hésiter à le mentionner au personnel soignant qui n’est pas forcément au courant de cette particularité de la maladie.